Journée d'étude
Journée d'étude "Utopie(s) et territoire(s)
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"Utopie(s) et territoire(s)"

le 10 juin 2016
de 9h00 à 16h30
Depuis trois ans, un séminaire interdisciplinaire de l’ILCEA4 réfléchit aux relations complexes entre "Création culturelle et territoire(s)"
Durant l’année universitaire 2015-2016, la réflexion a concerné la question de l’utopie, vue en tant que genre ou forme de pensée, mais toujours en relation avec le territoire où elle est créée, souvent en tant que modèle opposé à l’existant, voire, dans le cas de la „dystopie“ ou de l’anti-utopie, en tant qu’antimodèle. Au cours de trois seminaires, la question de la relation de l’Utopia de Thomas More, dont on célébrait en 2016 le cinq-centième anniversaire de la parution, à la pensée utopique de la Ville, mais aussi à des projets d’urbanisme parfois réalisés a été abordée (J.-Y. Tizot). Un exemple d’ouvrage utopique inspiré par Thomas More, I Mondi (1552) a été analysé en tant qu’exemple de réflexion italienne (S. Stolf). The Pilgrim’s Progress (1678) a été présenté comme l’une des sources principales de la construction idéologique puritaine d’une „Nouvelle Jérusalem“ qui ne serait autre que l’Amérique (Ch. Leblond). Le séminaire s’est aussi intéressé à l’histoire de l’utopie comme genre et comme pensée en langue allemande jusqu’au XIXe siècle (F. Genton) et durant le long XIXe siècle, des jeunes-Hégéliens à Nietzsche et aux milieux „alternatifs“ avant la lettre, voire anarchistes (M. Schuhmann) ainsi qu’aux avatars de l’utopie littéraire en Russie (I. Desprès). L’idée goethéenne de la Weltliteratur a été présentée et confrontée aux réalités des formes actuelles de mondialisation (M. Geiser).

Durant la journée du 10 juin, le séminaire s’intéressera d’abord à la portée dialectique des dystopies (qui sont à leur façon des utopies, Peter Seyferth, Munich) et à l’actualité de l’utopie et de l’anti-utopie dans la Russie post-soviétique (L. Heller, Lausanne). L’amour courtois comme utopie dans la littérature arabe classique (M. Balda-Tillier, UGA), les aspects utopiques de l’iconographie napoléonienne jusqu’au début de la Seconde Guerre mondiale (O. Hemmerle, UGA) et l’utopie de la Renaissance italienne dans le mouvement socialiste (F. Greco) ainsi que les sources intellectuelles de la cité-jardin d’Ebenezer Howard (J.-Y. Tizot, UGA) seront autant d’études de cas. Les exposés, en langue anglaise et française, dureront trente minutes et seront suivis de discussions. La journée est ouverte à toutes les personnes intéressées.

Localisation

Saint-Martin-d'Hères - Domaine universitaire
Bâtiment Stendhal, salle G 203
Mis à jour le  6 octobre 2016